Lorsqu’un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) avec une assistante maternelle agréée prend fin à l’initiative de l’employeur, une indemnité de rupture est généralement due. Cette somme vise à compenser la perte d’emploi pour la professionnelle. Son versement est encadré par la Convention Collective Nationale des assistants maternels du particulier employeur qui définit les règles spécifiques à cette profession. Nous abordons dans cet article les conditions dans lesquelles cette indemnité de fin de contrat doit être versée ainsi que son mode de calcul établi par cette convention.
Quelles conditions pour bénéficier de l’indemnité de fin de contrat ?
Encore appelée indemnité de rupture, l’indemnité de fin de contrat est généralement due à une assistante maternelle lorsque son contrat de travail prend fin à l’initiative de l’employeur, sauf en cas de faute grave. Toutefois, certaines conditions doivent être remplies pour que cette indemnité soit attribuée.
Tout d’abord, il est important de noter que cette indemnité ne s’applique qu’aux CDI. Si l’assistante maternelle est employée sous un contrat à durée déterminée (CDD), elle n’a pas droit à l’indemnité de rupture, mais plutôt à une indemnité de précarité qui est équivalente à 10 % du salaire brut total, sauf exception.
Ensuite, le motif de la rupture est également déterminant. Cette indemnité est due si l’employeur met fin au contrat pour un motif non fautif. Par exemple, un retrait de l’enfant est souvent considéré comme un licenciement légitime. Enfin, l’assistante maternelle doit justifier d’un minimum de 9 mois d’ancienneté ininterrompue au sein de votre foyer pour pouvoir prétendre à cette indemnité. Cette période est calculée à partir de la date d’entrée en vigueur du contrat jusqu’à la fin du préavis.

Quand l’indemnité de rupture n’est-elle pas due à une assistante maternelle ?
Il est aussi utile de connaître les situations spécifiques où l’indemnité de rupture ne sera pas versée. Il s’agit des cas comme :
- la démission de l’assistante maternelle : si c’est elle qui met fin au contrat, elle ne recevra pas d’indemnité de rupture ;
- la rupture pour faute grave : si vous rompez le contrat en raison d’une faute grave ou lourde de la professionnelle, vous ne serez pas dans l’obligation de lui verser cette indemnité ;
- le départ à la retraite : lorsqu’une assistante maternelle prend sa retraite, elle bénéficie d’une indemnité de départ à la retraite, mais pas d’une indemnité de rupture ;
- le cas de force majeure : en cas de circonstances imprévues rendant la continuation des services impossible, l’indemnité de rupture ne serait pas due ;
- la suspension de l’agrément : si l’agrément de l’assistante est suspendu par les autorités compétentes pour des raisons qui ne vous concernent pas, vous n’êtes pas tenu de verser cette indemnité.
Il est également important de noter que la rupture conventionnelle, même si elle est possible dans le droit du travail général, n’est pas explicitement prévue pour les assistantes maternelles.

Comment calcule-t-on l’indemnité de fin de contrat ?
Les règles de calcul de l’indemnité de rupture pour une assistante maternelle employée en CDI sont établies par la convention collective. La formule est la suivante :
Indemnité de rupture = 1/80ème du total des salaires bruts perçus pendant toute la durée du contrat
Pour effectuer ce calcul, vous devez prendre en compte l’ensemble des salaires bruts versés depuis le début du contrat jusqu’à sa date de fin, préavis inclus. Notez que les indemnités d’entretien et de repas ainsi que les frais kilométriques ne sont pas considérés dans ce total. Par contre, les indemnités de congés payés sont intégrées, que ce soit par la méthode de 10 % ou lors de la prise effective des congés.
Par exemple, si une assistante maternelle a perçu un total de 24 000 euros de salaires bruts (hors indemnités d’entretien, etc.) sur toute la durée de son contrat, le calcul sera : 24 000 euros / 80 = 300 euros. Son indemnité de rupture s’élèverait donc à 300 euros.
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Camille Leclerc se spécialise dans les questions de tourisme et de patrimoine. Elle allie une approche pratique avec une passion pour la mise en avant des richesses locales.